Champagne André Beaufort

Site de Polisy :
2 chemin du Ru Désiré
10110 Polisy
France

Tel : +33 326 570 151

Site d’Ambonnay :
1 rue de Vaudemanges
51150 Ambonnay
France

Tel : +33 326 570 150
Fax : +33 326 528 350

 

viewbanner (3)Champagne André et Jacques Beaufort
Elaboré par JACQUES BEAUFORT, Ambonnay (7 ha)

AOC Champagne
Certification Ecocert
biologie depuis 1971

Pinot Noir 66%, Chardonnay 34%

De vignes cultivées sans engrais chimique, sans désherbant, sans insecticide ni fongicide de synthèse. Elles reçoivent du compost végétal et sont soignées par aromathérapie et homéopathie.

Les Champagnes, grands vins de France, sont mariés à leur terroir défini par le sol, le climat, et les cépages. Il convient donc de respecter une certaine méthode de culture de manière à ne pas neutraliser les fins bouquets de ces nectares.

Quelques généralités
La zone viticole comprend 300 villages ou crus différents ayant chacun leurs caractéristiques propres, et répartis en plusieurs zones: la montagne de Reims, la vallée de la Marne, la côte des blancs, les vignobles de l’Aube et l’Aisne. Les trois premières en forment la partie essentielle, ce sont les régions de production les plus estimées, les crus les plus réputés. Pour déterminer la qualité de chacun d’entre eux, une échelle de crus a été établie où Ambonnay se situe dans les grands crus 100%. On ne peut faire de Campagne qu’avec trois cépages: Le Pinot Noir, cépage noble (noir à jus blanc) qui apporte charpente, corps et longévité, force, sève et générosité. Le Chardonnay (blanc), autre cépage noble qui confère finesse, légèreté, subtilité, élégance et fraîcheur. Le Pinot Meunier qui n’est pas autorisé pour les grands crus. Au total, les proportions d’encépagement Champenois, sont d’environ un tier pour chacun des trois cépages. A noter de façon anecdotique, d’anciens cépages comme l’Arbanne et le Petit Meslier qui ne sont plus utilisés aujourd’hui, mais encore possibles. En ce qui nous concerne, notre origine de grand cru de noir nous a toujours poussé à préférer le Pinot Noir, qui représente plus des 3/4 de notre surface, le reste étant occupé par le Chardonnay. C’est pourquoi, nos champagnes sont qualifiés de puissants, mais quelques fois aussi font références à des arômes de Chardonnay.

Introduction
A la suite d’allergies, en 1969, causées par l’emploi de produits chimiques de synthèse, nous avons dû rechercher d’autres traitements pour nos vignes en préservant notre santé. C’est pourquoi, depuis 1971, nous cultivons nos vignes en protégeant l’environnement dont nous faisons partie. Pour défendre le microcosme que nous avons conservé dans nos parcelles, nous avons dû lutter contre la pollution par hélicoptère contre laquelle aucun organisme pour l’agriculture biologiquene nous a soutenu ( Arrêt Nº185 du 17 Février 1988 de la Cour d’Appel de Reims). Puis, après avoir été dans les pionniers de l’agrobiologie, nous avons protesté contre le paiement des contrôles. Il semble assez paradoxal de payer pour ne pas polluer.

Mais n’étant que peu suivis par d’autres, et face à la pression commerciale, nous avons dû céder pour n’être reconnus qu’en reconversion en 1994. Dans le même contexte, aujourd’hui s’installe tout un commerce de la dépollution ou du recyclage, auquel nous devons être vigilants pour que ceux qui ont pollué et polluent encore, ne soient pas les mêmes qui profitent de ce nouveau marché…à bon entendeur!

Le travail du sol Excluant les désherbants, nous devons procéder à des binages superficiels pour limiter la concurrence des mauvaises herbes sans affecter les racines de la vigne. Nous remplaçons les engrais chimiques par un compost végétal fabriqué sur l’exploitation. Ce compost, épandu sur toute la surface du sol, entretient la quantité d’humus nécessaire à la vie et constitue un écran maintenant l’humidité plus longtemps en cas de sécheresse. L’érosion est pratiquement nulle, car le sol, bien aéré par le compost, par le travail mécanique et par les organismes vivants tels que les vers de terre (en quantité suffisante), posséde une très grande perméabilité qui facilite le ravitaillement des nappes phréatiques (inondations et sécheresses seraient ainsi minimisées si tous cultivaient la terre…)

Le soin de la plante Les traveaux s’étalent toute l’année. En Février ou Mars, hors des périodes de gelées, intervient la taille, réglementée, qui tend à limiter le rendement (peine perdue pour certains utilisateurs d’engrais chimiques!) pour obtenir une meilleure maturité et une plus grande qualité; puis le liage des charpentes de la vigne. Début Juin, nous rassemblons par des fils de fer parallèles les rameaux, qui durant l’été sont cisaillés plusieurs fois. Vers la mi-Juin, nous pouvons évaluer la récolte d’après la floraison (si tout va bien). Les principales maladies cryptogamiques auxquelles nous devons faire face, et causant de grands dégâts sont le mildiou et l’oïdium. Pour cela, l’agrobiologie interdisant les fongicides de synthèse, tolère les sels de cuivre et le soufre. Cependant, ces produits possèdent une certaine toxicité entraînant un déséquilibre de la faune. C’est pourquoi, depuis 1974, nous expérimentons les huiles essentielles qui limitent l’évolution des champignons parasites, et depuis 1980, nous explorons le domaine de l’homéopathie. Mais il faut bien avouer que dans certaines années dificiles au plan climatique, la nature se montre maître chez elle. Nous avons quand même quelques réussites sur le plan de la faune, en effet nous n’intervenons quasiment pas contre les insectes parasites, l’équilibre de cette faune nous paraît suffisant pour limiter les dégâts causés par eux. Le début des vendanges a lieu environ cent jours après la pleine fleur, soit de la mi-Septembre à début Octobre.

La date est fixée par arrêté préfectoral, mais nous tenons compte surtout de la maturité. En agrobiologie, la récolte est moins importante. Les premières années de reconversion, nous avons baissé d’un tiers les rendements, et aujourd’hui, les aléas climatiques nous entraînent dans des rendements en dents de scie, pouvant aussi bien faire autant que les autres, et ne récolter que le dixième l’année suivante. D’une façons générale les grosses pertes ont lieu directement et indirectement lors des gelées printanières qui fragilisent la vigne pour son début de végétation, la rendant très sensible aux maladies cryptogamiques.

La vinification Récoltants-Manipulants, nous assurons nous-mêmes toutes les phases de la vinification sans addition de produit interdit par l’agrobiologie. Le pressurage des raisins doit s’effectuer juste après la cueillette, pour ne pas laisser macérer la pellicule avec la pulpe des raisins. En effet, on distingue plusieurs catégories de jus dans la baie de raisin: celui de la pulpe plus qualitatif coulant sous des faibles pressions au pressoir, ce sont les cuvées; celui de la pellicule moins apte au vieillissement , coulant sous de plus fortes pressions, ce sont les tailles. C’est pourquoi aussi, le pressurage des raisins de Champagne est bien réglementé au point de vue temps minimum d’extraction et proportions à obtenir. Le moût coule du pressoir vers les cuves de débourbage où il reposera au moins 12 heures afin que toutes les matières étrangères (pépins, peaux,…) se déposent. Le plus souvent possible, nous procédons à un second débourbage pour affiner le premier. Le moût est ensuite soutiré dans des tonneaux ou cuves, où a lieu la première fermentation alcoolique réalisée par des levures indigènes. Nous obtenons alors un vin tranquille qui, au cours de l’hiver, est soutiré. Au printemps, pour des raisons de stabilité du vin et pour ne pas être obligés d’utiliser beaucoup de SO2, nous laissons faire la fermentation malo-lactique (bactéries transformant l’acide malique en acide lactique), ce qui désacidifie légèrement le vin de façon naturelle. A l
a suite de celle-ci, la plupart des maisons réacidifient le vin, mais nous considérons que cela n’est pas nécessaire … chacun son style! Après ces grandes formalités, vient la mise en bouteilles: nous ajoutons alors au vin une petite quantité de sucre de canne non raffiné ou de sucre de raisin concentré, parfois des ferments naturels et une colle à base d’argile. Les bouteilles sont alors couchées sur lattes. Le sucre se transforme en alcool et gaz carbonique par l’action de la seconde fermentation alcoolique des levures. C’est ce gaz produit qui, lors du débouchage, provoque la mousse. Cette fermentation produit aussi un dépôt composé essentiellement de levures mortes et de la colle ajoutée. Les bouteilles restent ainsi pendant des mois et des années: la législation du Champagne oblige à quinze mois de bouteille minimum pour un sans année, et trois ans pour un millésimé. Mais un Champagne millésimé ne commence à s’épanouir qu’après cinq ans de vieillissement sur son dépôt. L’élimination du dépôt, ce fait à la volée après un remuage d’un mois environ sur pupitre manuel. Ce dégorgement à la volée nécessite d’ouvrir la bouteille tout en la relevant, afin de ne laisser partir que le dépôt sans trop de champagne et sans gel préalable du goulot. Nous ajoutons alors une liqueur d’expédition à base de sucre de raisin concentré pour obtenir le Brut ou le Demi-Sec ou même le Doux. – Sachez que nous essayons au maximum, de garder les bouteilles avec leur dépôt avant la vente, le viellissement du Champagne se fait très bien, et il est possible de goutter un Champagne en plus de dix ans avec des bouquets plus mûrs et ayant conservé quelques traits de jeunesse. Le dégorgement, lors de la vente est donc récent (la date de dégorgement est inscrite sur l’étiquette, dans le numéro de lot).

La conservation et le service chez vous Pour une bonne conservation du Champagne, votre cave doit être fraiche et de température constante, d’humidité moyenne, à l’abri des courants d’air, des trépidations et de la lumière. Les bouteilles doivent être couchées pour ne pas dessécher le bouchon. Après plusieurs mois de conservation, le bouchon peut perdre de son élasticité, mais cela n’affecte en rien son étanchéité, le Champagne garde sa mousse. Sachez cependant que la conservation chez vous n’aura pas le même impact que la conservation chez nous compte tenu que le dépôt est enlevé pour la vente. Le vieillissement chez vous peut durer une paire d’années sans changer grandement le goût, mais au delà, il vaut mieux se référer à des bonnes années capables de bien se tenir au cours du temps. Pour les rares et bons amateurs de vieux Champagnes, comme nous le sommes, après une paire d’années en cave chez vous, se développent ces fameux arômes caractéristiques des vieux Champagnes. Nos Champagnes se boivent frais, mais sans plus; ne les frappez pas, cela casse la mousse et cache les bon bouquets de nos vins. 10 à 12 degré semble raisonnable, et s’il est trop froid laissez le se échauffer dans le verre afin de bien découvrir ses saveurs. Nous nous référons en cela plus d’un bon vin que d’un bon Champagne classique, peut-être parce-que ce sont de bons Champagnes! Ils se servent dans des verres à pied, les plus fins possible, en forme de tulipe de préférence, en cristal et cela pour la montée des bulles.

Champagne André et Jacques Beaufort (extrait du guide Vins et vignobles en france 1999):
Ne cherchez pas Jacques Beaufort, successeur de son père André, à la cave: il est dans les vignes parce qu’il croit, avec raison, que le bon vin naît du soin apporté au cep. Ne venez surtout pas lui vendre des produits de traitement chimiques, il ne jure que par la bio dans sa tendance la plus étroite puisqu’il a décidé de ne traiter ses vignes que par aromathérapie, en utilisant des huiles essentielles, et par l’homéopathie. Ne souriez pas: vous trouverez ici la plus impressionnante collection de vieux millésimes bourrés de sucs, de saveur et d’énergie. 89 de l’Aube sur des notes de tilleul et de fruits confits, 87 d’Ambonnay sur l’abricot sec, 91 d’Ambonnay sur le coing et la cire, 85 onctueux sur des notes de confit et de sous-bois, 89 sur la menthe et la réglisse. Tous ces vins ont un corps monumental, une matière qui demande à être mordue à pleine dent, une finesse époustouflante. Pour en savoir plus, quelques articles parus sur le Champagne Beaufort: On peux également retrouver le champagne André et Jacques Beaufort dans de nombreux guides et magazines tels que: Le Guide Hachette des Vins, Le Guide Gilbert et Gaillard, Le Rouge et le Blanc (sept 98), Revue du vin de France (dec 96, 97, 98) Madame figaro (mars 97), La Tribune (14/11/97, 28/12/98) Sommelier, Vintage International (avril oct. 98) Cuisine et vin de France (oct. déc. 98), GaultMillau (sept. 95).

La revue du Vin de France – André Beaufort à Ambonnay (Decembre 1996 – Janvier 1997):
On trouvera les vins du domaine sous deux étiquettes presque semblables où seul le prénom change, tantôt André, tantôt Jacques. Les vignes sont situées en partie à Ambonnay, en partie à Polisy dans le Barois. Il s’agit de la plus merveilleuse découverte depuis cinq ans dans le monde des récoltants-manipulants. Nous avons affaire à de vrais allumés qui cultivent la vigne biologiquement depuis vingt-cinq ans et naturellement les levures indigènes. Je n’ai jamais goûté de champagne aussi fruités et semble-t-il aussi proche par leur saveur et leur matière de Dom Pérignon. On pourra aussi les détester pour des déviations aromatiques en fait inexistantes, mais qui font disjoncter quelques dégustateurs peu imaginatifs.

Hors Série Vins – Cuisine et Vins de France (Septembre-Octobre 1999): Avec 40 hectares seulement (0,14% de la surface plantée), la Champagne est au dernier rang en matière de viticulture biologique. Aussi, Jacques Beaufort, l’actuel propriétaire d’un peu moins de 7 ha de vignes à Ambonnay (un grand cru de la Montagne de Reims) et à Polisy, dans l’Aube, fait-il figure d’exception. Victime d’allergies, il y a 30 ans, causées par l’emploi de produits chimiques, il a opté en 71 pour la culture bio: pas de désherbants, binages superficiels et compost végétal, emploi d’huiles essentielles et de l’homéopathie contre les maladies cryptogamiques… Ses champagnes ne ressemblent à aucun autre: bouche d’une densité inhabituelle et arômes qui traduisent à la puissance dix l’influence du pinot noir.

In Vino Veritas – André Beaufort, force 12 en champagne (Yvan Tonneus) (Novembre 1997):
Le vent du biologique souffle depuis 1971 sur ce domaine basé à Ambonnay, 2 ha de cette merveilleuse commune viticole sont à l’origine de la mention Grand cru sur certaines étiquettes alors que 5,5 ha à Ploisy (Sud de Bar-sur-Seine) étoffe considérablement le vignoble. La genèse. C’est par la force des choses que Jacques Beaufort se convertit à l’agrobiologie. A la suite d’allergies provoquées par les produits chimiques de synthèse, il dut explorer des voies plus naturelles de viticulture. Son vignoble récolta les dividendes de cette démarche d’autoprotection. Elle permit de recréer une vie organique au sein des parcelles et d’y entretenir la couche d’humus, essentielle à la personnalité des terroires et par conséquent des champagnes. L’épître. Je n’ai malheureusement pas vu les vignes, mais le prospectus de la maison nous éclaire sur les principes adoptés par le vigneron. Binages superficiels, compost végétal maison à base de broussailles rehaussée de poudre d’os et de farine de sang; soulignant la toxicité des sels de cuivre, du soufre et du permenganate de potassium, les Beaufort se tournent depuis 74 vers les huiles essentielles et depuis 80, l’homéopathie. Un millésime comme 97, caractérisé par de fortes attaques de mildiou, requit cependant un recours aux produits traditi
onnels. La création. Après le pressurage (mécanique), les moûts subissent un débourbage d’une douzaine d’heures avant d’être dirigé vers les cuves et les fûts où des levures indigènes assureront la fermentation. Plusieurs soutirages clarifieront le vin qui demeurera pratiquement 1 an en cuves pour les tailles, 6 mois en fûts et 6 mois en cuves en ce qui concerne les cuvées. Les liqueurs de tirage et d’expédition privilégient le sucre de raisin concentré. Entre ces 2 opérations, un repos sur lattes d’au moins 3 ans (millésimés), un remuage manuel et un dégorgement à la volée. L’évangile. Pour déguster les champagnes André Beaufort (élaborés par Jacques Beaufort) abandonnez vos repères habituels et … entrez dans un univers aussi déroutant que fabuleux (rassurez-vous, on s’y fait très vite). Moins de rendement (le vin le prouve), plus de maturité et une touche inédite que seuls quelques originaux” cultivent dans une région où nombre de pieds de vignes crachent tout ce qu’ils ne possèdent pas. Vous suivez ? Là où certains champagnes pèchent par excès d’orthodoxie, ici tout est liberté d’expresssion, exubérance aromatique et fête gustative qui privilégie le fruit.

L’Union – Champagne biologique: Jacques Beaufort, révélation d’Ambonnay (Michel Cossardeaux) (Juillet 1999):
C’est au bout de la rue de Vaudemange à Ambonnay que vous trouverez Jacques Beaufort. A 54 ans, ce viticulteur de vieille souche a decidé de conjuguer éthique de vie et production. Il veut faire passer le message de la méthode biologique et persévère. Un hectare et demi de son vignoble est à Ambonnay, une autre partie à Polisy (Aube) dans la côte des Bar. La viticulture est le début de notre oenologie proclame-t-il. Aucun desherbant mais des binages superficiels. L’engrais chimique est remplacé par un compost végétal. L’érosion est quasi nulle, l’eau s’infiltre mieux et sort sans pollution. Les organimses vivants qui travaillent le sol permettent une meilleur alimentation des nappes phréatiques. Depuis 1974, pour lutter contre l’oidium et le mildiou, il expérimente des huiles essentielles (extraits végétaux). Lorsqu’on lui demande sa recette pour être 100% biologique avec des parcelles imbriquées dans celles des autres exploitations, il avoue avec franchise: il est vrai que ma première route de bordure reçoit le traitement chimique des autres. Mes collègues m’accusent de leur fournir mes prédateurs et moi, en retrouvant au sol des milliers de coccinelles mortes, je leur réponds qu’ils détruisent l’auto défense de ma vigne.

Le site : Champagne André Beaufort.

Champagne André Beaufort ne fait partie à priori d'aucun réseau référencé par Vinbio.

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