Une orchidée dans les vignes à Penavayre.

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Classé dans la catégorie «vulnérable» sur la liste rouge nationale des orchidées menacées, le sérapias en cœur a élu domicile dans notre belle appellation viticole. La plante fait partie du projet «contribution du groupe botanique au suivi et à la préservation d’espèces végétales protégées dans l’aire métropolitaine toulousaine», piloté par Nature Midi-Pyrénées, et en partenariat avec le Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées (CBNPMP), la DREAL de Midi-Pyrénées, la DDT de Haute-Garonne et Toulouse Métropole. La grande majorité des stations en Midi-Pyrénées sont localisées dans le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne ; elles se répartissent depuis le nord de Toulouse dans le Frontonnais jusqu’au sud de Montauban. La zone de protection de la fleur est donc centralisée sur l’ère de l’appellation Fronton.

Un vigneron frontonnais en a fait l’emblème de sa dernière cuvée. Le château Plaisance de Marc Penavayre cultive ses vignes en agriculture biologique et a fait de cette orchidée envahissante son alliée. La cuvée Sérapias est née ! Nous rencontrons Marc lors de la sortie officielle de sa nouvelle «protégée» : «C’est un vin de liqueur du nom de l’orchidée rare, identifiée dans une parcelle de négrette et dont la culture de la vigne est un préambule fondamental à son développement. Titrant à 17,4 % volume et issue d’une production réduite d’environ 1000 bouteilles, cette cuvée 100 % négrette a patienté deux bonnes années pour que le fruit s’exprime et digère le brûlant de l’eau-de-vie de négrette. Le fruit est en place et l’équilibre juste. Un vin à boire sur un début de repas, sur un fondant au chocolat accompagné d’un magnifique cigare.»

Les vignes sont situées sur la plus haute terrasse du Tarn à environ 200 m d’altitude. Les sols sont des alluvions composées essentiellement de cailloux, graves et limons. Les raisins ont été récoltés à 15 % vol et mis à passeriller sous un tunnel maraîcher une petite semaine. Mutage à l’eau-de-vie de négrette, distillée par Laurent Cazottes, artisan distillateur. Macération environ 11 mois en cuve fermée. Pressurage, puis entonnage en barrique de 400 litres pendant 18 mois. Un nectar à l’état brut !