Le Vendéen Thierry Michon exporte son vin jusqu’au Japon

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Il n’est pas le plus connu des viticulteurs vendéens. Pourtant, son vin, le Domaine Saint-Nicolas, à L’Ile-d’olonne, est très haut de gamme et se retrouve à la carte de prestigieux restaurants à travers le monde, dont le pus grand le Noma à Copenhague.

De la Tasmanie au Canada

C’est un vin vendéen qui se déguste jusqu’au bout du monde. Au Japon, à l’Île Maurice, aux États-Unis, en Australie et un peu partout en Europe. Parce que, quelle que soit la langue, le Domaine Saint-Nicolas sait visiblement parler aux restaurateurs, aux sommeliers et aux cavistes.

Presque comme avant en fait… « Aux Ve et VIe siècles, les vins de Brem partaient par bateaux jusqu’à Amsterdam », sourit Thierry Michon. Il paraît que c’était « les seuls qui tenaient la marée ». Bon, aujourd’hui, les raisons du succès ont quelque peu changé…

À la carte du « meilleur restaurant du monde »

Car désormais, les vins du Domaine Saint-Nicolas ne sont pas seulement présents à l’étranger. Ils le sont sur les cartes de très grands restaurants. Comme sur celle du Noma à Copenhague, élu à quatre reprises « meilleur restaurant au monde ». Ou celle du restaurant d’Alexandre Gauthier, élu « cuisinier de l’année » par le Gault & Millau 2016. Sans compter une quarantaine d’étoilés Michelin. Une « consécration » concède Thierry Michon, du bout des lèvres.

Car il se souvient aussi de ses débuts où il était « boudé » par les professionnels vendéens, jugeant ses produits trop cher.

La raison : la biodynamie

Mais comment expliquer ce succès, cette reconnaissance des plus grands ? Parce que les bouteilles du Domaine Saint-Nicolas renfermeraient « un vin de terroir, unique et incopiable », résume Thierry Michon. Cela pourrait ressembler à un slogan marketing, mais ça ne l’est pas. Car il y a 22 ans, en reprenant le domaine familial, le viticulteur a décidé de ne pas reproduire ce qu’il avait « appris à l’école » de viticulture et d’oenologie, mais de prendre « les chemins de traverse ».

Un itinéraire atypique nommé « biodynamie ». Un parcours exigeant, qui implique de soigner et de valoriser la terre de manière très naturelle et à des moments précis dans le cycle de l’année. Avec beaucoup de mains, beaucoup de patience aussi.

Toujours plus loin

Désormais, Thierry Michon appartient à « deux groupes de vignerons qui pratiquent cette même culture ». Pas n’importe quels vignerons car « il y a là les plus grands au niveau national et au niveau international ». Régulièrement, des dégustations sont organisées à travers le monde auprès de sommeliers, de restaurateurs et de journalistes. De New York à Tokyo, en passant par Honolulu, Shanghai ou Prague. C’est là que Thierry Michon déniche ses nouveaux acheteurs.

Et ces derniers sont loin d’être tous obnubilés par les vins de Bordeaux ou de Bourgogne. « La dégustation suffit », souvent. De quoi souhaiter être présent dans « une cinquantaine de pays », à terme. Pas forcément en quantité, car la production reste « confidentielle », mais là où se trouve « ce qui se fait de mieux ». Et si vous n’avez pas les moyens de vous payer un de ces grands restaurants, sachez qu’une bouteille du « coeur de gamme » du Domaine Saint-Nicolas se situe autour de 12 €.

Adresse : aux Clous, à L’Île-d’Olonne, avec un nouveau chai du Domaine Saint-Nicola.