WOPI launches Hanging Houses’ organic wine

TRB-pink-logoLu sur le site TRBusiness …

By Charlotte Turner |

WOPI-Hanging-Houses-leadWorld of Patria International will launch a range of organic wines, called Hanging Houses, at the TFWA World Exhibition in Cannes next week, which boasts the same price and quality of ‘non organic’ wine.

“Why buy a non organic wine if you can have an organic wine at the same price and quality?” asks Nigel McNally, Managing Director of Brookfield Drinks Ltd, brand owner of the new range.

“Nestled in the heart of Castilla La Mancha, one of Spain’s best wine producing regions, is the UNESCO world heritage city of Cuenca,” says WOPI. “Established by the Moors, this stunning, fortified city is home to the famous Casas Colgadas, the Hanging Houses, which perch on the edge of the deep ravine that runs through the Old Town.

“These unique buildings, which are many hundreds of years old, were built into the side of the Huecar Gorge and remain suspended over the edge of the ravine to this day. They are a breath-taking sight and are the inspiration for Brookfield’s superb new range of Organic wines which, believes McNally, has huge potential both in global travel retail and domestic markets.”

McNally says that organic wine is in significant growth in Spain, France and Italy, which he puts down to a price reduction over the last few years, which makes it ‘much more affordable, he says.

“Production has previously been low with a lack of organic wine production to drive prices down and meet higher volumes – this is now changing,” says McNally.

Spain leads the European Producers for Organic Wine Production with 81,000 hectares, +394% compared to 2003, France 65,000 hectares, +299% and Italy with just over 57,000 hectares of organic vineyards +8.6% compared to 2011 and +81% compared to 2003.

Capitalising on this trend, Brookfield is initially bringing a red Tempranillo wine to the market, with Bobal Rosé and Sauvignon Blanc set to follow later next year.

Being launched for the first time in Cannes, Tempranillo will be available for sampling to visitors to the WOPI stand

Says WOPI managing director Rob Nichols: “We’re delighted to be working with Nigel and Brookfield Drinks – which has quickly established itself as a dynamic, company in the UK liquor business, focussing on new and innovative brands along with re-establishing and revitalising brands with heritage and provenance.

“Its new Hanging Houses Tempranillo organic wine is truly superb and will sit very well alongside our existing portfolio. We’re very much looking forward to introducing it to customers in Cannes this year with additional versions in 2016.”

www.bioactualites.ch

Le Johanniter bio de Reynald Parmelin a été primé meilleur vin bio de l’année

Reynald Parmelin avec sa femme et ses parents lors de la remise des prix

(19.11.09) Seyval blanc, Régent, Léon Millot, Solaris, Johanniter… : ces cépages relativement nouveaux ont une bonne tolérance aux principales maladies fongiques, mais ils sont jusqu’à aujourd’hui peu cultivés en Suisse romande. Reynald Parmelin, vigneron-encaveur à Begnins VD, fait exception : il cultive depuis quelques années du Johanniter et vient de gagner le « Prix Bio Suisse » avec son Johanniter 2008, dans le cadre du Grand prix 2009 des vins suisses.

Il lui a fallu un certain temps pour arriver à maîtriser aussi bien la culture que la vinification de ce raisin : sa maturité précoce et sa sensibilité à la pourriture grise nécessitent une vendange souvent précoce ; sa tendance à une certaine amertume nécessite des adaptations au niveau de la vinification. Mis à part cela, Reynald Parmelin est pleinement satisfait de la bonne tenue au mildiou et à l’oïdium du Johanniter. Et le millésime 2008 est un franc succès : « Quand on le goûte, on reconnaît bien le côté aromatique du Riesling, la puissance du Pinot gris, la fraîcheur du Chasselas et l’amertume positive du Seyve-Villard », affirme-t-il dans « 24 Heures » du 24.10.2009.

Les quatre cépages mentionnés sont ceux qui ont été croisés entre eux pour obtenir le Johanniter. Avant de reprendre le domaine qu’il exploite, Reynald Parmelin était enseignant à la Haute école spécialisée de Changins, filière œnologique. De cette époque, il a gardé la passion de l’expérimentation, qui lui a fait planter sur de petites surfaces une dizaine de nouveaux cépages tolérants aux maladies fongiques, dits « interspécifiques ». Ceux-ci sont examinés au vignoble et vinifiés séparément en vue d’obtenir des produits de nouvelles saveurs.

Lors du Grand prix 2009, Reynald Parmelin a également gagné un 4ème prix dans la catégorie Assemblages blanc avec sa « Réserve gastronomique » constituée à partir de 4 cépages blancs. « Avec un vin bio, il est donc possible d’être aussi bon, voire meilleur qu’avec un vin non bio, contenant des résidus de produits phytosanitaires chimiques », conclut-il.

L’Institut de recherches de l’agriculture biologique (FiBL) complimente Reynald Parmelin pour ses succès.

Pour en savoir plus sur les vins à Reynald Parmelin : www.lacapitaine.ch

Y a-t-il oui ou non des résidus de pesticides dans le vin ?

Forum organisé par Biodynamic Wine Galaxy conçu et animé par Yvon Minvielle le 29 juin 2010 de 16h à 19h à l’ENGREF, 19 Avenue du Maine 75015 Paris
Contact : 01 43 06 76 98
De quoi s’agit-il ?
De remettre au travail la question de la présence de résidus de pesticides dans les vins français y compris chez les plus grandes étiquettes de vins conventionnels, avec la contribution de praticiens chevronnés de la vigne et du vin et les meilleurs experts.
Cette question : « oui ou non y a-t-il des résidus de pesticides dans les vins ? » ainsi que les réponses qui lui sont apportées divisent les acteurs de la filière. Elle fait ressortir, à partir des analyses fournies que les vins en bio et biodynamie portent très peu voire pas du tout des traces de résidus de pesticides.
Les conventionnels, eux, ont du mal à échapper au constat qui témoigne de la présence de résidus de pesticides dans leur vin. Il est à notre sens important que les acteurs de la filière et les consommateurs gourmets puissent se faire une idée aussi complète que possible du problème et des réponses qui lui sont apportées. Il y va de notre santé à tous mais aussi du devenir de notre production Viti vinicole française qui semble-t-il ne prend pas suffisamment la mesure de la vague mondiale de demande de produits sains et intègres qui est adressée aux producteurs de nourriture en général et aux vignerons en particulier.
Quels Intervenants ?
Nicolas Joly vigneron (Coulée de Serrant) fondateur de Renaissance des Appellations,
Pierre Veillerette porte parole du MDRGF,
Jean-Charles Bocquet président de l’UIPP (sous réserve),
– les auteurs et contributeurs du rapport « Pesticides et santé»,
Philippe Gourdon, Mark Angeli viticulteurs en bio et biodynamie,
Dominique Techer président du CIVAM Bio d’Aquitaine et viticulteur (Gombaude Guillot).
Dominique Belpomme Professeur et cancérologue (sous réserve),
Yvon Minvielle sociologue et viticulteur, (Chateau Lagarette) animateur du forum

://www.biody-galaxy.com/vins-et-pesticides/

YVONNE HÉGOBURU, LA MÉDAILLÉE D'OR DU JURANCON

Jurançon Blanc 2007, Cuvée de Marie Kattalin, Domaine de Souch. Concours national des vins bios 2010
Présentation du domaine : En 1776, Jean de Souch était le « syndic des éleveurs de treilles ». La tradition n’est donc pas mise à l’écart, elle serait même le flambeau du Domaine de Souch (6.50 ha)depuis sa création en 1987, par Yvonne Hégoburu, qui à 60 ans, pour rendre hommage à son mari, et que perdure le souvenir de l’homme aimé, s’est lancée dans l’aventure « vigneronne ». A 6 km de Pau, sur les coteaux du vignoble de Jurançon, le domaine s’offre en toile de fond le Pic du Midi d’Ossau. Il nous rappelle ainsi toute l’humilité que l’on doit à la Nature, à sa préservation, comme à sa commémoration, dans l’acception bio-logique (et bio-éthique) du terme. C’est dans ce sens que la culture de la vigne est conduite depuis 20 ans, en « mode » biologique et en bio-dynamie depuis 1994. Yvonne Hégoburu, porte en elle, la même attention que celle portée à ses vignes et aux vins qu’elles distillent. Son mode de vie est en adéquation avec son « biotope » et c’est pourquoi, lorsqu’on la rencontre, elle respire et irradie de vie, de curiosité, de dynamisme et d’ouverture…à 80 ans ! Cette énergie, vivace et semble-t-il intarissable, se retrouve dans ces vins, et cette synergie triangulaire (vigne/vigneron/vin) se diffuse en quelque sorte, à qui s’approchera de l’un de ses 3 pôles…pour le meilleur et pour….le meilleur ! En souhaitant que cela vous arrive souvent !
La contre-étiquette

“Cette propriéte constitue une parfaite illustration de la viticulture biodynamique en Jurançon, et produit des vins de haute qualité sous cette impulsion. La travail rigoureux à la vigne (plantée à 300 métres d’altitude) est relayé par des tries précises à la récolte et une vinification soignée, donnant un résultat sans faille. Les amateurs de grands blancs seront comblés avec cette production très racée.

Le Juraçon moelleux 2005 ets une grande réussite. Il est l’archétype du Jurançon de plaisir, digeste, fin et tout en fraicheur; un vin remarquable d’équilibre et de fruits, d’une grande précision aromatique. A l’inverse, la célèbre cuvée Marie Kattalin est un monstre de richesse et de concentration. La truffe blanche, l’ananas, les fruits confis et les épices se développent à l’air. Le vin exprime sa richesse naturelle dans un équilibre impressionnant, sans aucune lourdeur.
cave privée

« 60 millions de consommateurs »

Les viticulteurs utilisent nombre de pesticides pour lutter contre les maladies de la vigne. Ces polluants se retrouvent-ils dans nos verres ? 60 Millions révèle les résultats des analyses effectuées sur 52 vins, bios et non bios.

On choisit un vin pour sa saveur mais aussi pour son image, sa présentation… et, de plus en plus, pour sa “propreté”. En témoigne l’envol des vins bio, supposés exempts de résidus de polluants Les viticulteurs ont en effet recours à de nombreux fongicides et pesticides pour lutter contre les maladies de la vigne. Mais retrouve-t-on les traces de ces polluants jusque dans nos verres ? Et si oui, à quelle hauteur ? 60 Millions a décidé d’évaluer cette contamination dans 52 vins rouges et blancs, conventionnels et biologiques, issus de France mais aussi d’autres pays.
29 substances actives recherchées dans 52 vins
Nous avons défini une liste de 29 substances à rechercher en priorité. Les deux tiers environ servent à combattre les champignons du raisin : mildiou, botrytis (responsable de la pourriture grise) et oïdium. Rappelons que le mildiou et l’oïdium sont les champignons les plus redoutés et donc les plus combattus chimiquement, surtout les années de forte pluviosité. Les autres molécules recherchées sont des insecticides, notamment six dirigés contre les tordeuses, des chenilles parasites. Enfin, nous avons ajouté à la liste l’ochratoxine A, une mycotoxine susceptible de se développer sur le raisin et potentiellement toxique pour l’homme.
A quand une limite maximale de résidus pour le vin ? Résultats de nos analyses : tous les vins issus de la viticulture conventionnelle contiennent des traces de pesticides, heureusement à des doses souvent faibles.
Alors que la viticulture est le secteur agricole qui utilise le plus de pesticides (20 % de la quantité totale appliquée en France), il n’existe paradoxalement pas de limites maximales de résidus (LMR) pour le vin mais seulement pour les raisins de cuve. Pourtant, au vu de nos résultats, imposer ces LMR au produit fini paraît indispensable.
Des polluants trop faibles pour remettre la certification en cause Plus étonnant, on retrouve des résidus de pesticides même dans des vins « issus de raisins certifiés biologiques ». Sur onze vins bios étudiés, seuls deux ne contenaient aucun des polluants recherchés. L’un d’entre eux contient même jusqu’à treize molécules différentes ! Les professionnels expliquent que ces traces de polluants sont liés à des contaminations accidentelles, les parcelles bio étant proches des conventionnelles qui utilisent des produits phytosanitaires. Certes, les très faibles quantités retrouvées ne remettent pas en cause la certification bio, mais le consommateur, lui, est en droit d’attendre un vin irréprochable.
Enfin, le nombre de molécules différentes nous interpelle sur la pollution de l’environnement. Sans compter qu’on ignore l’impact sanitaire lié aux éventuels “cocktails” de molécules.
Patricia Chairopoulos

« Insecticide mon amour »: les raisins de la colère

Logo La Ruche qui dit ouiC’est le coup de gueule d’un amoureux du vin. Insecticide mon amour, le documentaire de Guillaume Bodin, sort ces jours-ci en DVD et dans plusieurs salles de cinéma en France.

Tout a commencé à l’été 2013. Guillaume est un ouvrier agricole comblé. Il bosse chez les frères Bret, vignerons d’un superbe domaine exploité en biodynamie, dans le Mâconnais. Mais voilà qu’une maladie de la vigne – la flavescence dorée – se déclare à l’autre bout du département, dans une petite exploitation. La seule manière de la stopper, c’est de tuer le moustique porteur de la bactérie. Le préfet décide alors que quasiment tous les domaines bourguignons – même les bio – devront être traités avec des insecticides hyper costauds. Il publie un arrêté, les agriculteurs n’ont plus qu’à s’exécuter.

Image de prévisualisation YouTube

Guillaume est victime des produits hautement toxiques épandus dans le vignoble. Il saigne du nez, a mal à la tête. Il sait que les produits pulvérisés sont des poisons qui, en luttant contre la maladie, ont aussi dévasté la vie dans les vignes. Insectes porteurs de la flavescente dorée mais aussi abeilles, microbes, champignons, acariens, vers de terre… Tout y passe. Guillaume, écolo convaincu, est traumatisé. Comment peut-on décider de bouleverser l’écosystème de deux départements alors que seuls quelques hectares sont en cause  ? Il veut comprendre cette décision aberrante. «  Les vignerons pensaient bien faire. Les produits utilisés étaient légaux. A qui s’en prendre  ? Que faire  ? J’ai quitté mon travail, j’ai pris la caméra et j’ai commencé à enquêter.  »

Il est tombé dans la marmite de la biodynamie à onze ans.

Il faut dire que Guillaume n’est pas un ouvrier agricole ordinaire. Fils d’artisans savoyards adeptes du bio, c’est en en faisant un stage chez un viticulteur bourguignon qu’il tombe (à onze ans  !) dans la marmite de la biodynamie, une technique agricole qui repose sur la connaissance des cycles naturels (y compris des astres) et des sols. Après un BEP, un bac pro et un BTS de viticulture, il file en Nouvelle-Zélande perfectionner sa connaissance de la technique biodynamique. En délaissant un cursus français trop conformiste à son goût.

De retour en France, à la fin des années 2000, il travaille dans les vignes des frères Bret qui produisent, en Bourgogne, un Pouilly-Vinzelles d’anthologie. Convaincu que la biodynamie est une révolution à la fois agricole et culturelle mais qu’elle reste trop mal connue du grand public, Guillaume décide de faire un documentaire – ce sera «  La Clef des terroirs  ».

Il apprend à réaliser sur le tas et part filmer ceux qu’il admire  : Pierre Masson, un des pionniers de la biodynamie en France  ; Dominique Massenot, agronome  ; Lydia et Claude Bourguignon, spécialistes des sols  ; Thibault Liger-Belair et Sylvain Loichet, tous deux viticulteurs bourguignons, Richard Leroy, vigneron angevin  ; Aubert de Vilaine, vigneron de la fameuse Romanée-Conti (le vin le plus cher du monde est produit en biodynamie  !)  ; etc.

Guillaume tourne seul. Dans la foulée, il prend en charge le montage de son film, puis décide de le distribuer en salles et en DVD. Tout en travaillant à la vigne. Bref, ce garçon, aujourd’hui âgé de 28 ans, a de la bouteille…

Dans ce contexte, on comprend mieux Insecticide mon amour , «  un film viscéral, que j’avais besoin de faire.  Je ne pouvais pas rester dans la vigne sans rien dire.  » A l’été 2013, Guillaume quitte donc son terroir d’adoption. Suivent deux ans d’investigation, de rencontres avec des chercheurs et des vignerons, d’analyse des textes législatifs et de la réglementation. La décision préfectorale, absurde, est particulièrement dans le viseur du film. Elle sera d’ailleurs cassée par une décision de justice en décembre 2014, grâce à la contestation d’une poignée de courageux vignerons qui témoignent dans le film.

Ce qui révolte ces agriculteurs amoureux de leurs terroirs  ? Qu’à la moindre alerte sanitaire, des bureaucrates bombardent les plantations et les sols avec des produits hautement toxiques. Comme le dit l’un des experts filmés par Guillaume, avec cet arrêté préfectoral «  l’Etat a amené son char d’assaut dans les vignes.  C’est une lutte antiterroriste appliquée à la nature  !  »

On perçoit très concrètement ce que cela veut dire en écoutant Jean-Marc Bonmatin, chercheur au CNRS d’Orléans, qui intervient lui aussi dans le documentaire : «  Les produits phytosanitaires utilisés, qui appartiennent à la famille des néo-nicotinoïdes, sont 5.000 à 10.000 fois plus toxiques que le DDT [Un produit chimique utilisé par l’armée US pendant la Seconde Guerre mondiale et qui fut ensuite «  recyclé  » comment produit anti-moustiques… jusqu’à son interdiction à la suite de scandales sanitaires, NDRL].  Et le fait de les utiliser en micro-doses ne change rien, contrairement à ce l’on entend trop souvent dire.  »

Avec son film, Guillaume Bodin a parfaitement illustré la banalisation du recours à la chimie et le refus de voir ses effets effroyables sur les sols, la faune… et les humains. Ce constat assez noir lui fait douter de revenir un jour au métier de vigneron. Pourtant, aussitôt  «  Insecticide mon amour  » sorti en salle, il a lancé le tournage d’un nouveau documentaire réalisé entre la Suisse, l’Italie et la France, «  avec des femmes vigneronnes respectueuses de la nature.  » Lorsque nous l’avons croisé il rentrait, enthousiaste, d’un domaine de 200 hectares entièrement exploité en biodynamie, en Toscane. Quoi qu’il en dise aujourd’hui, Guillaume n’a pas fini de courir les vignes.

Pour retrouver toutes les dates de projection du film, c’est par ici  : http://www.laclefdesterroirs.com/films/insecticide-mon-amour/evenements-a-venir

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A propos de Vianney Delourme

Journaliste culturel spécialiste du Grand Paris, co-patron d’une (toute petite) entreprise web, ancien éditeur de DVD et de livres, ancien producteur de documentaires… Il trouve que les deux choses importantes dans la vie, c’est la culture et l’agriculture. En tout cas, c’est de ça qu’il a envie de parler.

 

«Insecticide, mon amour», les raisons de la colère

Lu sur le site de Libération …

Par Jacky Durand — 2 octobre 2015 à 18:36

Logo LibérationC’est un film âpre et revivifiant tel un petit blanc de soif au matin. On déguste Insecticide, mon amour comme autant de petites gorgées de colère, de curiosité, mais aussi d’optimisme raisonnable. Il faut voir ce documentaire qui sort en DVD ce mardi (1) et en salles le 4 novembre pour ne plus boire ignorant des saloperies, cinq mille fois plus toxiques que le sinistre DDT, qui stérilisent les sols de la vigne, tuant tous les micro-organismes qui font depuis toujours la vie de la terre, et qui menacent la santé des hommes.

Image de prévisualisation YouTubeA l’origine de ce coup de poing salutaire, il y a Guillaume Bodin, 28 ans et, déjà, une sacrée bouteille dans une viticulture à l’écoute de la nature, du vin et de ceux qui le boivent. Il est à la fois ouvrier viticole et réalisateur, un touche-à-tout militant toujours en alerte mais jamais blasé. Guillaume a failli être guide de haute montagne, fricotant avec les cimes avant de décider d’arpenter les rangées de ceps. Il passe un BEP, un bac pro puis un BTS vitivinicole avec, déjà en tête et dans le verre, la petite musique qui va grandissante de la biodynamie prônant le respect des cycles de la terre et de la Lune en excluant la chimie lourde qui a si longtemps empoisonné les coteaux de France et d’ailleurs.

«Je voulais travailler avec la nature, et non pas contre elle. A l’époque, on me prenait pour un fou», se souvient-il. Le voilà donc embarqué en Nouvelle-Zélande, «à cause des montagnes et de l’ouverture sur l’écologie», multipliant les expériences dans les vignobles. Puis, à partir de 2007, il s’installe au domaine de la Soufrandière, en Mâconnais, où les frères Bret se convertissent depuis 2000 à la viticulture biologique et à la biodynamie. Entre les vignes et la cave, Guillaume Bodin commence à promener sa petite caméra pour témoigner de cette autre façon de faire du vin qui tutoie la terre et le ciel, préférant les pulvérisations de tisane d’orties et de prêle aux shoots des insecticides et pesticides. Ce sera la Clef des terroirs (2011), un documentaire (2) qui raflera de nombreux prix, Bodin remplissant au culot des salles de multiplex.

Le projet d’Insecticide, mon amour est né en 2013, quand un arrêté préfectoral impose en Saône-et-Loire un traitement contre la flavescence dorée, une maladie mortelle de la vigne. Alors que les vents soufflent à 60 km/h, trois semaines d’épandage provoquent chez Bodin des maux de tête et saignements de nez quotidiens. «Moi qui croyais que l’on pouvait produire du vin en parfaite harmonie avec la nature, je devais être un peu naïf», dit-il en préambule du film, où tous, vignerons, scientifiques, écologistes, s’accordent sur l’inanité et la nocivité de traitements systématiques et aveugles, alors que des viticulteurs militent pour des interventions aux seules zones contaminées. «Le pouvoir reste entre les mains de quelques personnes de l’administration, qui a surjoué son rôle en imposant sa vision des choses, conclut Bodin, alors qu’une grosse partie de la profession voulait faire entendre sa voix mais n’a pas été écoutée.»

(1) Ed. Montparnasse (52 min., 15 €). (2) Ed. Montparnasse (187 min., 15 €).
Jacky Durand

Insecticide, mon amour

de Guillaume Bodin

En DVD le 6 octobre, et en salles le 4 novembre.

«Résistance Naturelle»: pour une insurrection des papilles

Lu sur Mediapart …

Présentation initiale du film (Giovanna Tiezzi – photogramme de Résistance Naturelle)

C’est un film vif, simple, naturel, à l’image du « Secondo di Pacina », le vin jeune de Giovanna Tiezzi.

Resistance NationaleRésistance Naturelle, le nouveau film de Jonathan Nossiter sur le vin – dix ans après Mondovino -relève d’une simplicité que seule l’expérience permet d’atteindre. Fruit d’une longue méditation esthétique et d’un engagement personnel, il est sorti tout seul, l’été dernier, sans crier gare, comme un éclat de rire collectif, moqueur et généreux… Et puis il a mûri, s’est bonifié au montage et a vite trouvé des distributeurs en France et en Italie ainsi qu’une place au dernier festival de Berlin. Une éclosion spontanée rare dans le contexte économique actuel. Une bulle d’audace et de liberté dans un monde de contrôle et d’austérité.

Résistance Naturelle est né des levures indigènes de l’amitié que partage le cinéaste avec des vignerons naturels italiens – Corrado Dottori et sa compagne Valeria Bochi (La Distesa-Marches), Giovanna Tiezzi et son mari Stefano Borsa (Pacina-Toscane), Elena Pantaleoni (La Stoppa-Emilie-Romagne) et le sage Stefano Bellotti (Cascina degli ulivi-Piémont). Ils étaient réunis autour d’une table à Pacina chez Giovanna Tiezzi (Castelnovo Berardenga – Toscane). Il y avait aussi un autre ami du cinéaste, Gian Luca Farinelli, le directeur de la cinémathèque de Bologne.

Les premiers font du vin naturel, sans additif chimique, puisant dans la tradition sans négliger les connaissances scientifiques les plus récentes. Le second restaure des films du patrimoine et promeut leur diffusion en salle, dans le but de le transmettre aux jeunes générations, mais sans négliger les technologies les plus pointues. Pour chacun d’eux, et c’est la grande finesse du film, la connaissance du passé ne s’oppose pas au progrès, elle le cadre, lui ouvre des champs nouveaux, l’enracine. L’autre nuance qui nous dessine des perspectives fécondes est d’affirmer qu’ils oeuvrent tous dans le même domaine, celui de la culture. La culture telle que la considèrent les dictionnaires du XVI ème siècle, qui ne séparent pas encore en deux définitions distinctes le travail de la terre au sens propre et le travail des Lettres, arts et sciences, au sens figuré. Artisan comme artiste, chacun travaille sa terre, son sol, sa racine… pour en extraire le plus beau fruit et faire son vin, film, poème, sculpture…

Photo du tournage de Résistance naturelle, Jonathan Nossiter, Giovanna Tiezzi, Valeria Bochi (photo Paula Prandini)
Photo du tournage de Résistance naturelle, Jonathan Nossiter, Giovanna Tiezzi, Valeria Bochi (photo Paula Prandini)

Ainsi, selon le cinéaste, il ne saurait y avoir d’écologie environne- mentale en dehors d’une plus large écologie de la culture.

La suite sur Mediapart …

“El mundo entero tiene más o menos tres vasos de vino de retraso” (Humphrey Bogart)

vinbio.com

Posté par Lesvinsbio sur mardi 3 novembre 2015

阿尔萨斯名庄——珍欢庄园Zind-Humbrecht品鉴会

unnamed珍欢庄园(Zind-Humbrecht),一个声名远扬的名字,若要追根求源,会发现其并非是一个历史悠久的酒庄,却堪称阿尔萨斯(Alsace)的顶级名庄。1959年,莱纳德·鸿布列什(Léonard Humbrecht)与吉纳维芙·秦(Genevieve Zind)喜结连理,两大家族的成功合并标志着珍欢庄园(Zind-Humbrecht)的建立。此后,酒庄的葡萄园不断扩大,如今已经达到40公顷,其中包括5个村级葡萄园以及位于上莱茵(Haut-Rhin)地区的特级园和单一园。

如今,庄园由奥利弗·鸿布列什(Olivier Humbrecht)掌管,他是第一位获得葡萄酒大师称号的法国人,在他与妻子玛格丽特(Margaret)的经营下,酒庄的发展日新月异,从1992年建立新酒窖到1997年生物动力法的实施,再到2006年购买马匹用于犁地,都见证了酒庄的辉煌历史与飞速发展。不仅如此,这对夫妇更是全身心的投入到种植与酿造的每一个环节,力求收获品质出众的葡萄,酿制酒体饱满,充分体现当地风土特色的优质葡萄酒。

要获得珍欢庄园的佳酿并非易事,在我们的努力下,第一批珍欢庄园旗舰葡萄酒终于在上周加入到了红樽坊的大家族当中,怀着无比激动的心情,我们迫不及待的想与大家分享这些难得的佳酿。11月10日,酒庄代表乔琳娜亨特(Jolene Hunter)女士将亲临红樽坊,带我们开启阿尔萨斯最优秀的葡萄酒之旅。

甄选酒单如下:

Domaine Zind Humbrecht Pinot Gris Réserve 2012
2012年珍欢庄园灰皮诺珍藏半甜白葡萄酒

Domaine Zind Humbrecht Pinot Gris Calcaire 2012
2012年珍欢庄园石灰岩灰皮诺半干白葡萄酒

Domaine Zind Humbrecht Pinot Gris Rangen de Thann Clos Saint Urbain Grand Cru 2011
2011年珍欢庄园乌班园灰皮诺头等苑半干白葡萄酒

Domaine Zind Humbrecht Gewurztraminer Calcaire 2012
2012年珍欢庄园石灰岩琼瑶浆半甜白葡萄酒

Domaine Zind Humbrecht Gewurztraminer Goldert Grand Cru 2011
2011年珍欢庄园琼瑶浆头等苑甜白葡萄酒

日期:11月10日,周二
时间:晚上7:30
价格:180元/位
地址:红樽坊上海展厅,天山路1718号时尚园3号楼A座101室